Comme l’annonçait un communiqué de l’adjoint au Maire en charge des Ressources Humaines, diffusé à tous les agents le 13 mars, le gouvernement impose aux collectivités de baisser le traitement indiciaire en congé de maladie ordinaire à partir du 1er mars.
Après l’instauration d’un jour de carence, après le vol des congés (passage aux 1607 heures), après le vote de la loi honteuse sur la retraite à 64 ans, en passant par les mesures contre la Sécu, les soins de moins en moins remboursés… le gouvernement décide de punir les agent·es malades !
Selon les premières estimations,1 agent de catégorie C pourrait perdre plus de 200€ pour 20 jours d’arrêt (en cumulant le jour de carence et la baisse de 10% de l’indemnisation). Cette baisse de rémunération constitue une régression majeure des conditions de vie et de travail des personnels.
Nous tenons à rappeler que le maintien de la rémunération à 100 % ne constitue pas une dépense supplémentaire puisqu’elle est déjà en vigueur.
La libre administration des collectivités territoriales permet au Maire d’adopter des mesures plus favorables pour les agents. En ce sens, certaines collectivités ont déjà fait le choix de maintenir une rémunération intégrale en cas d’arrêt maladie.
Mais cette possibilité a été balayée d’un revers de main par l’exécutif municipal qui applique sans résister les consignes gouvernementales, bien heureux de trouver des économies à peu de frais. Encore une fois, l’imposture sociale du RN au pouvoir éclate au grand jour.
Par ailleurs, Philippe Laurent, porte-parole de la Coordination des employeurs territoriaux (CET), a rappelé que « les employeurs territoriaux sont attachés à la protection des agents » et que des adaptations locales peuvent être envisagées pour pallier les effets négatifs de cette mesure.
Il est donc impératif que notre collectivité prenne ses responsabilités en revenant sur sa décision et en assurant le maintien de la rémunération à 100 % en cas d’arrêt pour maladie ordinaire.
Perdre 10% de salaire en arrêt-maladie, c’est NON !
