Décret du 6 juillet sur les autorisations spéciales d’absence (ASA)

Décret du 6 juillet sur les autorisations spéciales d’absence (ASA) (voir tract en pièce jointe) 
Le conseil d’État a enjoint au gouvernement de prendre un décret relatif aux autorisations spéciales d’absence (ASA) pour motifs de parentalité et d’événements familiaux. Ce décret sur les ASA était l’occasion de sécuriser et d’élargir les droits des agent·es mais le gouvernement en fait une arme de régression : il limite les droits et harmonise par le bas. Au conseil commun de la fonction publique, toutes les organisations syndicales ont voté contre le projet de décret. Les employeurs territoriaux ont même voté pour le vœu intersyndical de retrait du texte de l’ordre du jour. Mais le gouvernement s’obstine et veut passer en force. Nous ne nous laisserons pas faire !
Le projet de décret propose une liste limitative d’ASA. C’est donc un texte plafond que propose le gouvernement et non un décret socle : tout ce qui n’est pas dans le décret n’est pas autorisé. Au lieu de s’aligner sur le mieux-disant, le gouvernement enferme tous les agents dans des droits revus à la baisse. Pire toutes les circulaires sectorielles, règlements intérieurs, accords locaux qui ont permis d’inventer des droits plus protecteurs vont tomber. C’est une régression énorme et inacceptable pour de nombreux agents ! Que recherche le gouvernement en nous enlevant ces droits ? Tout simplement montrer qu’il remet les agent·es public·ques au travail. Encore une façon de dénigrer notre travail et notre engagement : pour le gouvernement nous ne serions que des fainéants et des priviliégié·es. Ras le bol du mépris !
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